Introduction

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Ordre Militaire et Hospitalier

de

Saint Lazare de Jérusalem

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Nobilis Militiae Sancti Lazari Jeroslimitani

Délégation autonome au Grand-Duché de Luxembourg ASBL

 

La délégation autonome du Luxembourg se place dans l’égrégore de l’ordre militaire et hospitalier de Saint Lazare de Jérusalem sans prester allégeance à l’une ou l’autre des différentes factions qui se disputent actuellement la succession de l’ordre dans le monde.

 

Il est important de rappeler ici certains principes qui, doivent impérativement être respectés pour garantir la légitimité de l’Ordre. Le premier concerne l'autonomie de l'Ordre, qui ne dépend plus d'aucune Autorité exogène (contrairement par exemple à certains Ordres Royaux ou du Saint Siège/Vatican), ce qui a eu au cours de l'Histoire une conséquence primordiale : aucune autre autorité que le Chapitre Général de l’Odre n'aurait pu prononcer sa dissolution. Ce qui bien entendu n'a jamais eu lieu, malgré des périodes quelquefois difficiles.

 

Le deuxième est relatif à la transmission de l’état chevaleresque par l’investiture, celle-ci doit être sans interruption et transmise validement selon le principe immémorial : tout Chevalier peut créer un autre Chevalier.

 

Ces principes fondamentaux permettent de faire preuve de discernement dans les étapes de la vie de l’ Ordre, dont les membres sont recrutés par cooptation parmi des personnes "de bonne réputation et menant une vie honorable", appartenant à l'une ou l'autre des confessions chrétiennes, en règle avec leur Eglise, et s'engageant tant à respecter une règle de vie spirituelle qu'à la pratique des "vertus chevaleresques " que sont : loyauté, largesse, modération, courtoisie et honneur, à maintenir la Tradition et l’Histoire, et œuvrer à l'unité des chrétiens.

Historique

 

Historique de l’Ordre Militaire et Hospitalier de Saint-Lazare de Jérusalem

 

Avant les croisades, il existait à Jérusalem, en dehors des murailles de la Ville Sainte, un hôpital pour les lépreux, placé sous l’invocation de Saint-Lazare. Dépendant de la juridiction des Patriarches grecs melkites de Jérusalem, il était desservi par des moines arméniens suivant la règle de Saint-Basile le Grand. L’Ordre de Saint-Lazare est issu de cet hôpital.

 

Lorsque les croisés arrivèrent en Terre Sainte en 1098, l’hôpital Saint-Lazare ainsi que l’hôpital Saint-Jean, regroupés sous le nom d’hôpital de Jérusalem, étaient administrés par le frère Gérard Tenque, un français originaire de Martigues. A la différence des autres ordres militaires et religieux qui s’établirent en Terre Sainte, Saint Jean, le Temple ou Sainte-Marie des Teutoniques qui dépendaient de l’Eglise latine, l’Ordre de Saint-Lazare demeura sous la dépendance de l’Eglise d’Orient. En l’absence du Patriarche grec melkite, le Maître de Saint-Lazare était suffragant de l’archevêque des Arméniens. Les hospitaliers de Saint-Lazare soignaient les lépreux et devaient accueillir parmi eux les chevaliers des autres ordres atteints de la lèpre.

 

C’est ainsi que l’Ordre devint militaire. Après la prise de Jérusalem par Saladin en 1157, l’action militaire des chevaliers hospitaliers de Saint-Lazare se développa. Ils participèrent à la prise d’Acre en 1191. On les retrouve ensuite aux côtés de l’empereur Frédéric II de Hohenstaufen, Roi de Jérusalem, dans sa croisade en 1227. En 1244, ils prirent une part héroïque à la funeste bataille de Gaza. Puis, aux côtés du Roi de France, les chevaliers de Saint-Lazare participèrent au combat de Damiette et à la bataille de la Mansourah (1249). Lors du siège de Saint-Jean d’Acre en 1291, ils furent avec les chevaliers des autres ordres, les défenseurs héroïques de la dernière citadelle des chrétiens en Orient. Les survivants se réfugièrent à Chypre d'où ils rejoignirent la France.

 

Des commanderies de l’Ordre existaient alors dans de nombreux pays : France, Angleterre, Ecosse, Allemagne, Hongrie, Espagne, Italie, Suisse, Flandres, etc… En 1154, le Roi de France, Louis VII, donna à l’Ordre de Saint-Lazare le château royal de Boigny près d’Orléans. Après la perte de ses possessions en Terre Sainte, lors de la chute de St Jean d’Acre en 1291, et un bref passage à Chypre, l’Ordre regagna ses commanderies européennes. Boigny devient le siège du Grand Magistère.

 

En 1308, le Roi de France, Philippe IV le Bel, prit l’ensemble des chevaliers de Saint-Lazare sous sa garde et protection qui, depuis lors, devint héréditaire au sein de la Monarchie Française. Sous la direction du Grand-Maître, qui résidait à Boigny, l’Ordre de Saint-Lazare se consacra dans les divers pays où il avait des commanderies aux soins des lépreux et à la création de nombreuses maladreries et léproseries.

 

Au cours des XIVème et XVème siècles, les chevaliers développèrent leur activité hospitalière et leur fonction militaire s’affirma. Ils furent notamment au côté du Roi de France pendant la guerre de Cent ans et certains d’entre eux compagnons de Jeanne d’Arc au siège d’Orléans.

 

Mais l’Ordre de Saint-Lazare devait, à la fin du XVème et au cours du XVIème siècle faire face à de nombreuses difficultés. En 1517, le Prieuré de Capoue se détacha du Grand Magistère de Boigny et constitua une branche distincte de l’Ordre laquelle, en 1572, s’unit à l’Ordre de Saint-Maurice pour former l’Ordre des Saints Maurice et Lazare sous la Grande Maîtrise héréditaire des ducs de Savoie (Maison devenue ensuite la Maison Royale d'Italie). En Angleterre, le roi Henri VIII, lorsqu’il rompit avec l’Eglise catholique en 1534, réunit au domaine royal les biens de l’Ordre. En Allemagne et en Suisse, lors de la Réforme Protestante, l’Ordre fut dépossédé de ses biens.

 

En France, grâce à la protection héréditaire des rois de France, l’Ordre de Saint-Lazare échappa à toute absorption et spoliation. Les Grands-Maîtres de Boigny jouèrent un rôle important. Ce fut le cas de François Salviati (1578-1586) qui, avec l’aide de Henri III maintint le caractère international de l’Ordre ou celui de Aimard de Clermont de Chastes (1593-1603) qui fut vice-amiral de France et Compagnon du Roi. En 1607, le roi Henri IV fonda l’Ordre de Notre-Dame du Mont-Carmel, et en confia en 1608,la Grande Maîtrise au Grand-Maître de l’Ordre de Saint-Lazare, le marquis de Nerestang. Les deux Ordres réunis eurent une vie commune jusqu’en 1788, soit un peu plus d’un siècle et demi, sans qu’il y eut pour cela fusion ou confusion. A partir de 1779, néanmoins, chaque Ordre reprit un recrutement et des insignes propres.

 

En 1612, des vaisseaux de guerre arborant le pavillon des Ordres réunis prirent part à des expéditions au Niger. En 1666, les Ordres de Saint-Lazare et de Notre-Dame du Mont Carmel constituèrent une flotte de guerre battant pavillon aux armes des Ordres dont le port d’attache fut Saint-Malo. Cette escadre comprenait dix frégates. Enfin, en 1677, les Ordres fondèrent à Paris une Académie de Marine.

 

En 1672, le roi Louis XIV avait confié aux chevaliers de Saint-Lazare et de Notre-Dame du Mont-Carmel l’administration de toutes les léproseries, hôpitaux et Maisons-Dieu du royaume. Les Ordres réunis constituèrent ainsi un véritable ministère de la Santé jusqu’en 1693.

Sous la Grande-Maîtrise du marquis de Dangeau (1693-1720) les Ordres connurent une période faste et étendirent leur recrutement dans divers pays : Espagne, Naples, Saxe, Pologne, Danemark, Suède, Ecosse et parmi les chrétiens d’Orient, fidèles, en cela, aux origines de l’Ordre de Saint-Lazare.

 

Après le duc d’Orléans, premier Prince de sang royal, le prince Louis de France, duc de Berry et futur Louis XVI, fut investi de la Grande-Maîtrise en 1757. Au cours de celle-ci, les Ordres furent sécularisés par la bulle « Militarium ordinum institutio » du pape Clément XIV du 10 décembre 1772. Ils perdirent leur caractère religieux pour devenir des institutions laïques proposant à leurs membres une règle de vie spirituelle.

 

Le duc de Berry étant devenu Dauphin de France, se démit de sa fonction de Grand-Maître et son frère, le comte de Provence, futur Louis XVIII, lui succéda en 1773. Par un règlement du 21 janvier 1779, le nouveau Grand-Maître séparait le recrutement des Ordres réunis. L’Ordre de Notre-Dame du Mont-Carmel était désormais réservé aux seuls élèves de l’Ecole militaire. La dernière promotion fut nommée en juillet 1787 et l’Ecole supprimée en 1788. Le roi Louis XVI attribua, par lettres patentes de septembre 1788, les bâtiments de l’Ecole militaire aux chevaliers de Saint-Lazare.

Les évènements de 1789 empêchèrent l’Ordre de poursuivre ses activités. Il n’y eut pas d’investiture lors de la Saint-Lazare, le 17 décembre 1789, comme cela était la tradition et le gouvernement révolutionnaire confisqua tous les biens de l’Ordre en 1791, y compris la commanderie magistrale de Boigny. Le comte de Provence partit en émigration où il continua de diriger l’Ordre et de nommer des chevaliers. En 1799, il admit dans l’Ordre le Tsar Paul 1er de Russie et le futur Tsar Alexandre 1er, faisant de même en 1808 pour le roi Gustave IV de Suède : la sécularisation de l’Ordre permettant d’admettre des chrétiens non catholiques. Une nouvelle vocation de l’Ordre apparaissait, celle de l’unité des chrétiens.

 

En 1814, lorsque le Roi Louis XVIII rentra en France, l’Ordre de Saint-Lazare reprit sa place, mais le Roi ne conserva pas la Grande-Maîtrise se contentant d’en être le Protecteur. A sa mort, en 1824, son successeur, le roi Charles X, devint protecteur de l’Ordre. Celui-ci était dirigé alors par le Conseil des officiers au nombre desquels figuraient le commandeur comte d’Albignac et le commandeur marquis d’Autichamp secondés par le baron Silvestre, héraut d’armes de l’Ordre.

 

Louis XVIII étant protecteur de l’Ordre, ne semble pas avoir autorisé de nominations ou de promotions dans l’Ordre, par contre, sous le protectorat du roi Charles X, une dizaine de nominations témoignent de son renouveau. Lors de la révolution de 1830, les chevaliers de Saint-Lazare perdirent leur protecteur, le roi Charles X étant contraint à l’exil, et Louis-Philippe, Roi des Français, s'en désintéressant, ils se tournèrent alors vers leur premier protecteur, le patriarche grec catholique melkite. Le patriarche Maximos III Malsoum accepta en 1841 de reprendre cette protection. Les responsables de l'église melkite Saint Nicolas de Myre, à Marseille, reçoivent depuis cette date le titre de Chapelain de l'ordre de Saint Lazare.

 

De caractère laïc depuis 1772, l’Ordre n’avait plus de lien formel avec le Saint-Siège. La perte de son protecteur temporel, le roi de France depuis Philippe le Bel, l’obligeait à trouver un garant de sa continuité. Le choix du patriarche grec catholique est un tournant fondamental dans l’histoire de l’Ordre. Les chevaliers hospitaliers de Saint-Lazare vont ainsi renouer avec l’humilité de leurs origines orientales et s’inscrivent dans la continuité de labulle « Militarium ordinum institutio ».

 

Dès 1844, ils participent à une œuvre importante dans le cadre de leurs nouveaux engagements. Il s’agit de la reconstruction du monastère du Mont-Carmel près de Jérusalem. Dans la deuxième partie du XIXème siècle, les derniers chevaliers nommés au cours de la restauration seront rejoints par des chevaliers nommés par les patriarches successifs afin de maintenir le service de l’Ordre. Ceci a été confirmé formellement par le patriarche Maximos V et totalement assumé par le Patriarche actuel, Grégoire III. En 1910, le Patriarche Cyrille VIII Ghéa rétablit la Chancellerie de l’Ordre à Paris et celle-ci reprit en main les destinées de l’Ordre. Après la guerre de 1914-1918, il s’étendit en France, en Espagne et aux Pays-Bas sous la direction d’un conseil des Officiers comme en 1841. En 1930, le Grand Magistère fut restauré et François de Bourbon, duc de Séville, en prit la tête avec le titre provisoire de Lieutenant-Général.

 

L’Ordre, dès lors, continua plus activement son œuvre, en particulier l’aide aux malades, aux lépreux, aux chrétiens d’Orient et son action en faveur de l’unité des chrétiens.

 

En décembre 1935, le chapitre général se réunit en France et le duc de Séville fut élu Grand Maître. De nouvelles associations nationales furent créées, notamment en Allemagne avec le prince Ferdinand de Hohenzollern, en Bohême avec le prince Charles de Schwartzenberg, en Roumanie avec le roi Carol II, en Bulgarie avec le roi Boris III. Lors de la seconde guerre mondiale, l’Ordre de Saint-Lazare organisa dès 1940, un corps d’ambulances pour le front français. Pendant l’occupation, il institua un corps de volontaires secouristes dits «Volontaires de l’Ordre de Saint-Lazare » qui sauva de nombreuses vies lors des bombardements. Son action humanitaire et patriotique fut reconnue par le gouvernement français en 1945 et 1947, qui décerna, à ce titre, la croix de guerre au Grand Capitulaire de l’Ordre. Après le conflit, les chevaliers de Saint-Lazare développèrent leurs œuvres charitables et l’Ordre fut reconnu par plusieurs gouvernements : l’Espagne en 1940, la Bolivie en 1950, l’Argentine en 1951 puis par la suite, le Canada en 1963, le Sénégal en 1971, l’Autriche en1977, la Croatie en 1992 et la Hongrie en 1993.

 

Il est important de rappeler ici certains principes qui, comme vient de le prouver l’étude de notre histoire, doivent impérativement être respectés pour garantir la légitimité. Le premier concerne l'autonomie de l'Ordre, qui ne dépend plus d'aucune Autorité exogène (contrairement par exemple à certains Ordres Royaux ou du Vatican), ce qui a eu au cours de l'Histoire une conséquence primordiale : aucune autre autorité que son Chapitre Général n'aurait pu prononcer sa dissolution. Ce qui bien entendu n'a jamais eu lieu, malgré des périodes quelquefois difficiles.

 

Le deuxième est relatif à la transmission de l’état chevaleresque par l’investiture, celle-ci doit être sans interruption et transmise validement selon le principe immémorial : tout Chevalier peut créer un autre Chevalier.

 

Ces principes fondamentaux permettent de faire preuve de discernement dans les étapes de la vie de l’ Ordre, dont les membres sont recrutés par cooptation parmi des personnes "de bonne réputation et menant une vie honorable", appartenant à l'une ou l'autre des confessions chrétiennes, en règle avec leur Eglise, et s'engageant tant à respecter une règle de vie spirituelle qu'à la pratique des "vertus chevaleresques " que sont : loyauté, largesse, modération, courtoisie et honneur, à maintenir la Tradition et l’Histoire, et œuvrer à l'unité des chrétiens.

Légitimité

La légitimité de l'Ordre de Saint -Lazare de Jérusalem en France

Considérant

 

 - Que, depuis son début , l'Ordre de Saint -Lazare de Jérusalem établit lors de la première croisade la fondation, déjà ancienne, d'un hôpital de la lèpre, dédiée à Saint-Lazare et exploité par des moines arméniens; institué pour défendre l'Eglise contre les ennemis de la foi et de servir et de protéger les pèlerins, les pauvres et les malades, en particulier ceux qui souffrent de la lèpre; a bénéficié de la protection des rois de France, parmi eux le glorieux Saint Louis;

 

 - Que, en 1154 le roi Louis VII donna le château royal de Boigny  près d'Orléans, à l'Ordre de Saint-Lazare de Jérusalem comme fief perpétuel avec droit de justice supérieure et inférieure, ce qui rend l'Ordre en France un vassal féodal du roi;

 

 - Que, après la perte définitive de la Terre Sainte en 1291, l'Ordre de Saint -Lazare de Jérusalem établi son Grand Magistère Voir au Boigny où il est resté jusqu'à la confiscation de la révolution 500 ans plus tard;

 

 - Que la bulle Pro Comissa, du 13 Novembre 1572 a fusionné l'Ordre de Saint -Lazare de Jérusalem avec celle de Saint Maurice sous la perpétuelle Grande Maîtrise des ducs de Savoie, à l'exception expresse des hommes et des possessions de la ordre de Saint-Lazare de Jérusalem dans le royaume et des domaines de notre très cher fils dans le Christ, Philip roi d'Espagne, y compris le Prieuré de Capoue;

 

- Que les Chevaliers de Saint -Lazare de Jérusalem, assemblés en Chapitre général à Boigny 19 et 20 mai 1578, manifestant leur indépendance du duc de Savoie en élisant un nouveau Grand Maître, répudié la fusion avec l'Ordre de Saint- Maurice, affichés par Bull Pro Commissa, protestant que l'élection d'un grand Maître était le privilège exclusif des Chevaliers.

 

 

  Considérant le fait :

 

 - Que, à la fin du 16ème siècle, l'Ordre de Saint-Lazare de Jérusalem existait dans trois branches indépendantes et distinctes les unes des autres :

            - La branche de Boigny, sous la protection de la Couronne de France ;

            - La branche de Capoue, sous la protection de la Couronne d'Espagne ;

            - La branche unie à l'Ordre de Saint Maurice, sous la Grande Maîtrise du duc de

              Savoie;

 

 - Que, le roi Henri IV, dans ses lettres patentes du 7 Septembre 1604, nomant Philibert, marquis de Nérestang, Grand Maître de l'Ordre de Saint -Lazare de Jérusalem, a rappelé que : " toute la disposition, attribution, et la fourniture à l'égard de la dignité du Grand Maître de l'Ordre lui appartenait de droit, comme il avait appartenu à ses prédécesseurs, les rois de France, en leur qualité de chefs et promoteurs de l'Ordre";

 

 - Que, dans les lettres patentes nommant le prince Louis d'Orléans Grand Maître de l'Ordre et les documents pertinents suivants, le roi Louis XV est de style " chef souverain et protecteur de l'Ordre" ;

 

 - Que dans l'Almanach royal de 1814-1815, ( Chapitre V, section IV ) le roi Louis XVIII est donnée comme " Protector " de l'Ordre. (Aucun monarque régnant n'a jamais été Grand Maître de l'Ordre en France) ;

 

- Que, plusieurs membres de la maison régnante autrefois en France ont été Grands Maîtres de l'Ordre de Saint -Lazare de Jérusalem , à savoir :

 

            1 ) Prince Louis d'Orléans , duc de Chartres , premier prince du sang royal de la France ; Grand Maître de 1720 à 1752;

            2 ) Prince Louis de France , duc de Berry , futur roi de France et de Navarre sous le nom de Louis XVI ; Grand Maître de 1757 à 1773 ;

            3 ) Prince Louis Stanislas Xavier de France , comte de Provence , futur roi de France sous le nom de Louis XVIII ; Grand Maître de 1773 à 1814;

            4 ) Prince Charles Philippe d'Orléans , duc de Nemours , premier prince du sang royal de la France ; Grand Maître de 1967 à 1969 / 1970;

 

 - Que, article N ° 2 des Principes impliqués dans l'évaluation de la validité des ordres de chevalerie adoptée par la Commission Internationale Permanente d'Études des Ordres de Chevalerie par le VIe Congrès International de Généalogie et Héraldique (Edimbourg 1962 ) stipule que : " ceux au pouvoir ou Maisons dirigeantes autrefois, dont le rang souverain a été reconnu internationalement au moment du Congrès de Vienne en 1814 ou plus tard, conservent leur validité chevaleresque, nobiliaire et social historique complète, malgré tous les changements politiques. Il est donc considéré ultra vires de tout État remplaçant les vieilles monarchies d'intervenir, par la législation ou la pratique administrative, avec les anciennes commandes. Que ceux-ci peuvent ne pas être officiellement reconnus par le nouveau gouvernement ne affecte pas leur validité ou leur statut traditionnel accepté dans les cercles héraldiques, chevaleresques et nobiliaires internationales " .

 

 - Que le texte ci-dessus, de toute évidence, doit s’appliquer aussi à Son Altesse Royale le comte de Paris comme le protecteur héréditaire de l'Ordre de Saint -Lazare de Jérusalem en France ;

 

 - Que, depuis la mort du comte de Chambord en 1883, conformément à la renonciation du prince Philippe duc d'Anjou et le Traité d'Utrecht de 1713, Son Altesse Royale le comte de Paris est à la tête de la ligne française de Hugues Capet (roi de France en 987) et, par conséquent, le chef de la Maison royale de France ;

 

- Que, compte tenu de tous les faits et circonstances visées ci-dessus, Son Altesse Royale le comte de Paris est le Protecteur suprême et fons honorum de la Direction générale de Boigny de l'Ordre Militaire et Hospitalier de Saint -Lazare de Jérusalem ;

- Que, compte tenu de la vacance du Grand Magistère de la Direction générale de Boigny de l'Ordre de Saint -Lazare de Jérusalem.

 

Vu la désignation de Son Altesse Royale le Prince Charles-Philippe d'Orléans à l'Office et de la dignité de Grand Maître de l'Ordre Militaire et Hospitalier de Saint Lazare de Jérusalem et en tenant compte de la procédure de son élection le 11 Septembre 2004 par le Chapitre général, convoqué au Château royal de Blois en France;   En vertu de la Déclaration solennelle par Son Altesse Royale le comte de Paris, le 12 Septembre 2004 dans la cathédrale d'Orléans, fait immédiatement avant l'inauguration du nouveau Grand Maître, dans les termes suivants : " En tant que protecteur de l'Ordre en ma qualité d' héritier de la couronne de France , et en conformité avec les droits et les principes de la tradition que je représente , je donne ma reconnaissance et l'approbation de l'élection de mon neveu, le prince Charles Philippe d'Orléans , en tant que Grand Maître de l'Ordre militaire et Hospitalier de Saint Lazare de Jérusalem, et je confirme au prince de sang royal de mon soutien et ma confiance . Que Dieu vous bénisse , Charles -Philippe !  "  

Étant donné que, avant son investiture en tant que Grand Maître de l'Ordre Militaire et Hospitalier de Saint -Lazare de Jérusalem, Son Altesse Royale le Prince Charles-Philippe d'Orléans s’est déclaré prêt à accepter le-dit Office et de la dignité, et a pris solennellement serment sur le Saint- Évangiles conformément aux exigences de la Constitution, des Lois et anciennes coutumes de l'Ordre comme suit :

 

"Je promets solennellement devant Dieu tout-puissant d’honorer, de préserver et d’observer en tout temps ses saints commandements, et de m’assurer qu’ils puissent être préservés, vénérés et observés dans la limite des pouvoirs qui me sont conférés; d’administrer et de gouverner l’Ordre Militaire et Hospitalier de Saint-Lazare de Jérusalem loyalement et fidèlement, comme il incombe à la charge et la dignité du Grand-Maître; et de préserver la Constitution, les Ordonnances, Règlements et Coutumes de l’Ordre, et m’assurer que ceux-ci sont préservés et observés par tous les membres de l’Ordre. Que Dieu me vienne en aide !

Étant donné que, après avoir pris son serment solennel, Son Altesse Royale le Prince Charles -Philippe d'Orléans a été installé comme Grand Maître de la 49e Ordre Militaire et Hospitalier de Saint-Lazare de Jérusalem, au nom de Dieu, la Vierge Marie et Saint Lazare, par Son Éminence le Cardinal László Paskai OFM, Primat émérite de la Hongrie, puis présenté aux assemblées des Chevaliers, Dames, et les aumôniers de l'Ordre, après quoi le nouveau Grand Maître a été acclamé par toutes les personnes présentes dans la manière traditionnelle de l'Ordre : Atavis et armis !

Compte tenu de tous les faits et circonstances liés ci-dessus, on est obligé de conclure que le Grand Magistère de l'ancienne branche de Boigny de l'Ordre Militaire et Hospitalier de Saint Latarus de Jérusalem a été dûment ré-établi en vertu de la protection traditionnelle du chef de la Maison Royale de France, Son Altesse Royale le comte de Paris, avec Son Altesse Royale le Prince Charles -Philippe d'Orléans comme grand Maître.

(Bref résumé par le comte d'Evora , KLJ)

Contact

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       ; N.H.; H.E.

The  Chevalier SEG,

Bailli Dr. Manfred (Fred) Reinertz GCLJ-J, GCMLJ, PSLJ,

Chevalier de Justice

Domaine de l’Orée du Bois

33, rue de l’Europe, L-7225 Bereldange, Grand-Duché de Luxembourg

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